La mer
Assise sur la grille, les cheveux attachés,
Un grand sweat bleu foncé,
Beaucoup trop grand pour elle,
Une moue renfrogné,
Ses yeux verts tournés vers le verre du ciel,
Pour ne pas nous regarder,
Nous, intrus dans son monde...
Qui la contemplons de nos yeux avides, sombres...
Ses jambes se balancent ballotantes,
Dans un tic nerveux,
Tandis que de notre démarche pédante,
Nous nous rapprochons pour voir mieux,
Et là, tout frappé de stupeur,
Nous nous arrêtons,
On vient d’apercevoir la bas sur la ligne d’horizon,
Les derniers reflets du soleil qui meurt...
Amusée de notre émerveillement,
Elle déploi son long bras, nous caresse doucement,
Le froid de ce contact nous réveille instantanément,
Et tandis que nous courons pour sauver nos chaussures,
La mer nous salue dans une dernière brisure...